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Claude Grunitzky : le Togolais qui côtoie Rihanna, Kenye West, Lady Gaga… Obama

Caude Grunitzky

Cultureautogo.com a transcrit pour vous, l’interview de l’entrepreneur togolais Claude Grunitzky   réalisée par Europafrica Plus TV.

Bonjour à toute et à tous. Je vous amène dans un périple américain où nous avons rencontré d’intéressantes personnes qui font bouger la diaspora chacun à sa manière.

De New-York à Boston en passant par Washington, ils sont nombreux à exceller chacun dans leur domaine d’activité mais reste presque ou quasiment dans l’anonymat.

Au cœur de Manhattan où sont installés ses bureaux, je vais rencontrer très bientôt Claude Grunitzky, cet entrepreneur Togolais qui tutoie Rihanna, Kenye West, Lady Gaga, Salman Rochdy et autres… Barack Obama. Sur la côte Est ici, on dit de lui qu’il est un monstre cérébral au cœur d’enfant, il m’attend !

Claude Grunitzky : Je m’appelle Claude Grunitzky. Je suis né à Lomé et j’ai grandi un peu partout : aux Etats-Unis, à Washington, un peu à Paris, un peu à Londres et ça fait 20 ans que je vis à New York  où je mène une carrière intéressante d’entrepreneur mais à cheval entre plusieurs industries que sont les médias, la culture et le monde académique.

J’avais crée « Trace » en 1996 et qui a donc 22 ans aujourd’hui. A l’époque, j’étais très jeune. J’avais à peine 23 ans et j’avais crée « Trace » sous la forme d’un magazine à Londres d’abord que j’ai   développé ensuite aux Etats Unis et le magazine a prit son envole. Ensuite on a crée une chaîne télévision, puis une deuxième et une troisième. Ça s’est vraiment très bien développé. J’avais crée la chaîne avec deux associés et le financement d’une banque d’affaire américaine qui est la banque Goldman Sachs. En 2010, mon associé Goldman Sachs et moi sommes sortis pour repasser la main à notre troisième associé qui est maintenant le seul maître à bord.

C’était 15 ans de ma vie, c’était une formidable aventure, on a fait beaucoup de choses dans le monde de la musique, du Hip Hop, du RnB, de la mode, du cinéma, de l’art contemporain et c’était une formidable aventure mais maintenant ça fait partie de mon passé

Jean-claude ABALO : Le HIP HOP ?

Claude Grunitzky  : Aujourd’hui le Hip Hop, ça m’intéresse mais de loin, je suis plus passionné du Hip Hop comme je l’étais à l’époque parce que c’était le Hip Hop qui définissait ma vie, mes passions en ce moment. J’étais une sorte de passeur, de marieur d’énergies différentes dans le hip hop et les cultures noires en général à travers la musique. Mais aujourd’hui, ce qui m’intéresse, c’est beaucoup plus le développement de l’Afrique ; ce qui peut se passer en matière d’entreprenariat ou ce qui se passe dans les industries culturelles et créatives qui ne sont pas forcement ancrées que dans le hip hop mais dans la culture noire au sens large en regardant l’avenir de l’Afrique à travers la jeunesse.

Jean-claude ABALO : Spyke Lee ?

Claude Grunitzky  : Lorsque je suis arrivé à New York, il a tout juste 20ans donc c’était l’été en 1998. C’était vraiment une manière de diffuser ma passion, mon savoir et mes sensibilités artistiques à travers la découverte de musiciens, de réalisateurs et de talents émergeants. J’ai donc passé des années à dénicher des talents ici à NY, mais aussi en Afrique, en Europe et en Amérique latine. C’est vrai qu’on parle souvent de Spike Lee parce  que c’est un underground exceptionnel.

Spike, on s’est connu lorsque je l’ai demandé d’être  rédacteur en chef invité de mon magazine Trace à l’époque. On a alors collaboré sur une édition spéciale puis on est devenu copain. Il a même montré l’image du magazine sans l’un de ses films qui s’appelait « she hate me »

Jean-claude ABALO : Rihanna ?

Claude Grunitzky   : Rihanna, c’était un peu différent. Je l’ai connu quand elle arrivé à NY. Elle était encore adolescente à l’époque et avait à peine 17 ans je pense. Elle vivait encore chez son oncle donc il fallait qu’elle prenne le train pour aller rejoindre son oncle avant qu’il, soit un peu tard. Et nous on a toute suite vue son talent et j’ai décidé de la mettre en couverture du magazine. On a au fait crée une image qui est mémorable aujourd’hui parce que c’était Rihanna entrain de monter dans un hélicoptère, entrain de prendre son envol.

Jean-claude ABALO : Kanye West ?

Claude Grunitzky  : Kenye West, c’est intéressant parce que lui je l’ai connu d’une manière un peu différente. Son meilleur ami de l’époque qui s’appelle  Taze Anon était le petit copain de mon assistante. Mon assistante me disait donc : Tu sais, mon boy freind, il a son copain qui est très talentueux et qui fait de la musique vraiment originale, tu devrais le rencontrer. Et je l’ai rencontré et je pense qu’on a fait partie des premiers supports médiatiques à avoir parlé de lui car à l’époque, il était encore inconnu au bataillon. Du coup je l’ai connu, on a traîné ensemble quelques fois, on a passé un peu de temps ensemble à Paris, c’était une formidable rencontre aussi parce qu’il était différent. Le Kanye West de l’époque est tellement différent du Kanye West dont on parle dans les médias aujourd’hui.

JC : Point de vue sur la situation politique togolaise ?

Claude Grunitzky   : je m’abstiens en général de faire des commentaires sur la situation politique mais tout ce que je peux dire là dessus, c’est que c’est très compliqué le Togo, c’est un pays vraiment très compliqué au niveau politique, les choses ne sont pas simples et ce qui est dit dans les médias n’est pas toujours conforme à la réalité de ce que je vois sur le terrain avec mes nombreux voyages au pays. C’est vrai donc que la situation est complexe, mais je pense que ça va se simplifier dans les mois à venir.

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