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Concert Fiaye: Pari gagné pour Yolande Seth ?

Yolande Seth sur scène
Ce 3 février rentre dans l’histoire du gospel togolais. L’on retiendra que c’est en ce jour, à la salle Agora Senghor du complexe saint Joseph, que Yolande Seth, grande voix de la chanson gospel togolais, a chanté pour sauver la vie des personnes en conflit avec le cancer. 
Elle a chanté à perte, diront les hommes du showbiz car tous les fonds récoltés seront versés aux victimes de cette maladie qui est la seconde cause de mortalité au Togo. Mais pour celle qui gagne déjà pleinement sa vie en exerçant comme cadre à la société togolaise T-oil, organiser ce concert revêt un caractère salutaire et vitale. “ J’ai déjà perdu un proche  emporté par le cancer, mais je n’aime pas trop en parler” nous a t-elle brièvement confié. Et pour relever ce gros défi , Yolande Seth  n’a pas lésiné sur les moyens.
LE DÉCOR
À première vue, le décor paraît inchangé. La salle d’agora Senghor a toujours un fond noir. Mais à voir plus près, le choix du noir paraît être un une ambition artistique prononcée car nous retrouvons le noir dans la combinaison de son chœur. Les filles en robe noire avec un faux “kente” posé à la taille; les hommes également en noir complet en plus d’une veste  cousue avec le même faux « kente ». Cette communication Étincellente s’est beaucoup exprimée avec le jeu de lumière qui a, pour presque toute la soirée,plongé la salle dans la noir, attirant regards et attentions sur le podium. Cette couleur noir , très pesante, a sans doute aidé le public à rester concentré sur l’objet de l’événement: la mort hante les femmes du Togo.
LA COMMUTATION ENTRE LES MORCEAUX ET LES LUMIÈRES
Ceci peut passer inaperçu pour des yeux focalisés et séduits par la belle voix de Yolande. Mais nous y avons prêté une sérieuse attention. Yolande à d’abord fait une époustouflante entrée sur scène avec un titre vibrant. Les couleurs ont dansé avec elle. Toutes les couleurs primaires ont été présentes. La fête venait de commencer. Yolande honore le ciel avec le titre “ fiala” annoncé par une belle introduction des ventistes suivi d’une distorsion de la guitare. Puis, Le worhip laisse  rapidement place à un rythme qui la fait souvent moins bouger : le reggae.
Yolande est toujours timide sur scène, peut-être une nature cachée par une passion musicale, mais sa voix comble à suffisance ce manquement. Elle enchaîne dans un medley, des titres comme “ dziƒo, fiaye, puis change de registre avec “ Éternel Dieu” et, restant dans l’esprit du medley, elle enchaîne avec un style plutôt Afro avant de chuter avec “nɔ ŋdzɔ”. Tout était fait sur mesure.
Koreg à la batterie restera la gardien du tempo. son mari Octave à la basse sonne le groove. Et Timothée a fait entendre ses percussions à l’entame de certains titres durant le medley. Et pour couronner tout, de superbes danseuse ont relayé l’information cachée dans ses chansons au public. La danse des couleurs a été remarquable surtout avec un rouge frontale qui s’est opposé au bleu et au vert interchangeant dans la back. Le public a visiblement aimé surtout la petite phrase de basse qu’elle a chanté avec son mari pour marquer la fin du medley.
Puis s’en suit le morceau qui visiblement lui aurait le plus tenu à cœur, “woe yne mɔla”. Elle n’a pas ici caché sa vocation d’évangéliste. Tout est devenu calme. Le rythme posé. La scène devient rouge. Et c’est dans cette atmosphère spirituellement pesante qu’elle fera l’appel aux âmes. plusieurs fois, elle fera répéter le refrain de ce titre au public. On en conclurait presque qu’elle était vraiment là pour proposer Jésus aux âmes. Et dans cette même atmosphère d’abandon de soi, elle interprète avec Abraham, le guitariste, “ ça ira” de Olivier Cheuwa. Elle garde la tonalité du morceau (Sol) mais elle démontre une capacité extraordinaire de voix en chantant le titre dans un octave  très supérieur.
Le calme qui a régné dans la salle a emporté les esprits encore errants. Sa voix donne de la chair de poule. Et avec cette voix plongée dans une grande inspiration, l’artiste s’évade et emporte toute la salle avec un de ses titres far” mido ye ƒe ŋkɔ de dzi”.elle vient d’ouvrir le balle du worhip. Ne pouvant se retenir, elle pose genoux à terre avec les titres “ mado mawu ɖe dzi et blema mawu”. sa belle robe rose marie avec la fusion des couleurs qui donnent un ton sublime dans une projection sur le cadre du murs à gauche du podium.
Elle quitte après ce registre avec le titre “Wonderful , Mercyful saviour” un titre qui la fera vocalement disparaître de la scène pour laisser son formidable chœur s’exprimer. Yolande a fait appel aux meilleurs. Claudia, la grande voix sur les grands événements gospel du pays a participé à cette grande harmonisation. De l’unisson à la répartition artistique et harmonieuse, le chœur à donné vie à ce morceau. S’en suivra un changement de ton avec ses airs aux sonorités africaines. Les langues fon, français, Yoruba et ewe on aidé et faire passer un message de Reconnaissance de la grandeur de Dieu.
Yolande connait ses musiciens. Elle connaît et maîtrise sa scène. Elle ne cesse de communiquer avec son mari à la basse et les deux merveilleux ventistes qui ont calibré les arrangements. Mais devant peut-être l’émotion et le manque de concentration, Yolande à laissé voir des faiblesses incroyables.
 
YOLANDE A DÉTONNÉ!
sur le morceau “Mawu gãgã aɖe le assigne”,  Yolande a visiblement eu un souci  sur la scène. Elle a quitté la tonalité initiale. Pour une si grande voix, ce sont des erreurs à éviter. Cette gaffe à plongé les ventistes dans la confusion.  À la reprise du temps de pause qui a laissé un freestyle de danse, la trompette et la trombone ne se sont plus compris. Gustave le pianiste voulant visiblement changer de tonalité fais signe à Daniel. La reprise des ventistes a encore été fauché par de fausses notes.
Dans les coulisses, il nous avait été rapporté que les artistes ont eu un souci avec les retours sur la scène. Peut être l’ingénieur Yayra n’a pas été à la hauteur. Vers la fin du concert, il n’y avait plus de son sur la scène. Yolande à dû chanter en a capella pendant quelques minutes. Que s’est il bien passé ?
Outre ce problème de son, Yolande a fait de son concert une soirée d’évangélisation. Elle eu du temps pour appeler les âmes mais elle n’a prononcé aucun mot à l’endroit des personnes atteintes du cancer. Même pas une petite prière au grand Barbu. Dans le fond, le concert n’a pas reflété la thématique annoncée. Même dans le décor aucun mot n’a été placé sur une pancarte pour attirer attention. Rien ! L’on se demande pourquoi Yolande a vraiment organisé cet événement.
Autres faiblesse, les danseurs de Yolande n’ont pas porté une tenue qui reflète les chansons. Une sorte de robe en salopette sur du tricot. L’ensemble n’a rien d’esthétique. Pour des filles qui marquent par moment des pays de danse contemporaine, il fallait prévoir un accoutrement digne. Et peut-être aussi revoir les pas qui manquent de précision. La danse en gospel ne doit plus être improvisée.
Toutefois, ces manquements n’enlèvent en rien la profondeur de l’amour de cette dame à l’endroit des siens. D’autres artistes et groupes et l’instar du couple John ans Gifty, Naïda, Salem, et Modenela ont prêté gratuitement leurs voix pour cette noble cause.
Vivement d’autres artistes de la chanson gospel togolais prennent exemple sur Yolande pour organiser de tels événements afin de prouver leur amour aux âmes qu’ils prétendent aimer. Ce soir ils étaient moins présents, ces artistes gospel. Même la présidente de l’UCET, Chaneben n’est pas restée jusqu’à à la fin de la soirée. L’on se demande quel message ceux qui n’ont pas été présents ont voulu envoyer à leur consœur.
Ecrit par Espoir Agbogan

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