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Musique

Worship Time acte 6 : le retour timide 

Après un an de silence, les Jbless finissent par renouer, ce vendredi 15 mars, avec leur traditionnel événement gospel, “le worship Time”. Tout comme l’année passée, L’acte 6 de cet rendez-vous s’est tenu au terrain de basket-ball du Stade omnisports de Lomé. C’était une soirée de tous les défis. Pour ces jeunes organisateurs, il était important de monter la barre plus haute que celle de l’année passée. Mais au soir du l’événement , les appréciations sont mitigées. Les Jbless n’ont apparemment pas rempli toutes les bonnes cases.

DES BONDS EN AVANT

Le décor est admiratif. C’était la première fois , depuis que l’événement existe, que les Jbless ont opté pour un écran led en arrière plan projetant constamment des vidéos d’animation. Autre bond en avant, la lumière. Les compétences requises ont été sollicitées offrant ainsi un joli spectacle d’harmonisation de couleurs avec  l’uniforme de la team. Du tissu  bleu  cousu en robe pour les filles, et  un mélange avec du blanc pour les gentlemen. Belle harmonie de scène qui rime avec la belle harmonie vocale du chœur  par une première entrée sur du zoulou. Les premières réactions du public ont été plutôt cordiales. Au son, Yayra, le jeune qui n’as plus rien à prouver au pays. Les Jbless ont désormais le flow pour gagner le cœur du public.

Tout de suite c’est Dorine qui donne le ton des solos. De part une voix imposante, elle a su jouer avec son timbre pour porter une harmonie extraordinaire avec le chœur. Son morceau “My God is Good” trempé dans du style afro n’a pas laissé le public indifférent. La force de ce groupe c’est le chœur. Ils ont une présence impeccable favorisée par une communication appliquée. Depuis son piano, Sylvain, le chef d’orchestre du groupe donne le ton du worhip avec “let your kingdom comes”. Il sera accompagné par Saphir et Joyce. Puis ce sera au tour Joyce de prendre les commandes de cet avion qui vient de gagner les airs. Du speach pour glorifier Dieu, du freestyle avec “ who is like you” , “woe du fia”, et “i love you lord”.  Voici les grands moments forts de ce passage plutôt long, très long et finalement lassant.

LA CONFIANCE DE TROP

C’est ici que débutent les manquements de la soirée. Pour un public essentiellement ewephone et francophone, Joyce à préféré se faire comprendre par l’anglais. Et comme si cela ne suffisait, elle prendra un temps fou pour prêcher la bonne nouvelle. Malgré les gestuelles incessantes que lui lançaient ses amis afin qu’elle mette un terme à cette improvisation, Joyce a tenu à épuiser le temps qu’elle se serait imparti. Le public qui a plutôt répondu à cet appel lancera pas moment des “Amen” si certains mots sont saisis. Ceux qui n’en pouvaient plus on regagné leurs sièges.  L’autre bourde, c’est quand Saphir ouvre sa voix et détonne à la première note. Pour une étoile montante qui commence déjà par susciter admiration, c’est une erreur impardonnable.

L’INFLUENCE AMÉRICAINE

Anglais et encore anglais, les Jbless ne jurent que par l’anglais. Dans le public, ça murmure; Pourquoi l’anglais? la plupart des morceaux choisis sont en anglais. L’on ressent une grande influence du gospel américain sur cette jeune génération. Et pourtant,  Le groupe regorge de très bons musiciens qui côtoient des scènes plutôt afro. David, l’un des pianistes du groupe à récemment fait sortir un single de bonne facture au rythme et sonorité Yoruba. Des hypothèses peuvent déjà naître. Et si ce groupe essayait un métissage musical tout en essayant de puiser dans les ressources du pays pour créer un genre de gospel togolais ayant pour relais le gospel américain. Et si ce groupe essayait d’adopter les langues du terroir pour être sûr de communiquer au degré du public !

LES CHANTRES INVITÉS

Pour cette édition, les Jbless ont préféré donner le champ à leurs chantres en limitant le nombre d’artistes invités. Kollins New Man et Carina Sen ont été rejoints à la dernière minute par Ayawavi.   Venue du Bénin, Carina Sen a fait bonne impression. Pour une première presi avec cette équipe, l’artiste a conduit le peuple dans un moment d’adoration avec un répertoire plutôt souple. Kollins New Man quant à lui est déjà un habitué de cette scène. Le jeune fait toujours bonne impression. Il monte scène juste après Sylvain pour rehausser le niveau de l’adoration. Il a su voyager dans les sonorités avec particulièrement le morceau ”no one ils like you” qui  a séduit plus d’un. Ayawavi bouclera la boucle avec son éternelle lourdeur spirituelle.

LA PERFORMANCE MUSICALE

Dirions nous que la longue pause a eu raison sur les Jbless ? De manière générale l’on s’attendrait à une plus grande orchestration. L’on aurait bien voulu rencontrer une harmonisation musicale plutôt cherchée et des arrangements haut de gamme. A part quelques légers envolées, le groupe a fait dans du factuel. Ceci donne l’impression du déjà vu. La fracassante entrée sur scène avec le zoulou n’était apparemment que du bluff. Ce groupe a pourtant mis du temps pour répéter et on aurait bien aimer avoir du spectacle et du spirituel. Même le niveau des chantres à baissé. En musique il est toujours recommandé de chanter les premières phrases en entier avant de commencer les jeux  quand le chœur prend le relais. Une règle bafouée par ces chantres, notamment Kollins New Man qui entonne juste le morceau et se lancent après dans l’émotionnel. Pareille pour Sylvain qui n’a presque pas terminé ses phrases et respecter certaines progressions. Une maladie qui a aussi atteint Ayawavi qui même parfois n’écoute plus la progression en fond sonore.

La soirée à aussi vu la présence de certains chantres aînés du pays. Paul Nouzia Yovo et Félix Sossa ont montré grand soutien à cette jeunesse pétrie de talent. L’un a fait l’appel aux âmes l’autre à fait l’appel de fonds. Un très bel exemple que devront suivrent les autres chantre du pays.

Toutefois , Il serait malhonnête de jeter du discrédit sur cette grande équipe, les Jbless. L’organisation de cet événement a coûté la peau des fesses. Parmi eux aucun nes bureaucrate, ni ne roule dans une grande bagnole. Ce sont des jeunes très dévoués qui aiment perdre pour la cause du ciel. Ils méritent félicitations et encouragements pour ces initiatives fort louables. Rappelons que ce sont ces jeunes qui ont initié les « soirée de louange et d’adoration  » dans la capitale.

L’acte 6 du WORSHIP TIME vient de rentrer dans l’histoire. À Quand donc l’acte 7? Un an après ? L’avenir nous le dira.

 

 

 

A propos de l'auteur

Espoir Agbogan

Journaliste chez www.cultureautogo.com, le portail d'informations culturelles du Togo!!! Réalisateur de formation, Espoir est également correspondant de plusieurs chaînes de télévisions internationales.

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